Entre l’épiderme et le derme se trouve la couche hyaline qui est une membrane transparente au rôle très important. C’est cette couche appelée « fleur » qui après tannage lui donne toute sa résistance.
Chaque objet que je fabrique est coupé dans une partie de la peau bien spécifique selon ses propriétés mécaniques.
Le croupon (dos de l’animal) s’utilise notamment pour les ceintures, les bandoulières de sac, les étrivières, car cette partie de la peau ne s’étire pas à l’usage.
A l’inverse, les flancs trop ridés et manquant de tenue sont écartés de ma fabrication.
Mon travail s’inscrit dans une démarche résolument respectueuse de l’environnement et profondément ancrée dans une production locale. Chaque article que je réalise est fabriqué sur place, à l’atelier, avec un souci constant de qualité, de durabilité et de transparence.
Pour les cuirs que j’utilise, je privilégie des cuirs tannés à moins de 50 km de mon atelier à la Tannerie Arnal, implantée en Aveyron depuis 1880, reconnue pour son savoir-faire traditionnel et son expertise artisanale du tannage.
La Tannerie Arnal recycle des peaux issues de l’industrie agro-alimentaire pour les transformer en cuir durable et noble, contribuant ainsi à valoriser une matière première qui serait autrement perdue.
En choisissant des cuirs locaux, souvent tannés végétalement, je réduis significativement l’impact environnemental lié au transport des matières premières. Cela renforce aussi la traçabilité et l’éthique de mon travail artisanal, tout en soutenant une filière et un savoir-faire traditionnels de notre territoire.